La simplicité par un procédé complexe


Le collodion humide est considéré comme l’une des techniques photographiques les plus complexes.

Inventé en 1851 et disparu en 1880 (arrivée des plaques sèches), ce procédé consiste à étendre une émulsion liquide sur une plaque de verre, qui est ensuite plongée dans un bain d’argent pur, puis transférée dans un chassis étanche à la lumière. L’appareil utilisé est une chambre photographique, pour ma part d’anciennes chambres de voyages en bois du début du XX° siècle.

Le collodion humide exige de nombreuses manipulations chimiques et une chambre noire à proximité (le délai entre la prise de vue et le développement est très court, de 10 à 15 minutes).

Le résultat final est d’une finesse incomparable avec les standards numériques actuels.

De la découpe de la plaque à la préparation des chimies, toutes les étapes sont l’oeuvre unique du photographe.

Le rapport à la matière est charnel et chaque photographie naît d’un subtil mélange entre maîtrise technique et hasard, pour restituer une oeuvre singulière.

 

Pour en savoir plus, rien ne vaut une vidéo pour saisir un peu plus le procédé et ce qui l’entoure :